Visite à Gattegno : industrie de tire-câbles

(actualisé le ) par Simon Benistant

Le 14 mars 2016 la classe de 2EL2 a visité une entreprise de tire-câbles à Saint-Ouen l’Aumône afin de découvrir les métiers de l’industrie. Cette activité s’inscrivait dans le cadre de la Semaine de l’Industrie.

L’entreprise Gattegno située dans la zone d’activité des Béthunes réalise plusieurs sortes de tire-câbles. Ils sont les seuls sur le marché à faire ce type de produits. Gattegno opère donc dans un secteur de pointe. Pourtant la méthode de tressage est très ancienne et ce sont les chinois qui l’ont créée : on parle de "doigt chinois".

Nous avons été accueillis par Remi Godet, le PDG et Joël Lupette, le chef d’atelier qui nous ont présenté l’atelier. L’entreprise est implantée sur trois sites, un à Saint-Ouen l’Aumône, l’autre à Saint-Nazaire, et le dernier a Argenteuil. Le groupe a un chiffre d’affaire de 3 millions d’euros par an et compte une vingtaine d’employés.

Durant cette visite nous avons pu découvrir comment se fabrique une chaussette appelée ainsi en raison de sa forme qui permet de tirer et de tracter le câble.

Les modèles réalisés sur machine se font en 4 minutes. il existe 3 types de chaussettes (ou tires-câbles) dont chaque tressage est différent. Sur la machine la mise en place des câbles est faite a la main mais le tressage est fait automatiquement par celle-ci. En fonction de la demande du client la longueur de la chaussette est variable.

Machine a tresser

D’autre part la fabrication des chaussettes de plus grande dimension nécessite le découpage des câbles à la bonne dimension. Pour y arriver on emploie une découpeuse, une des machines créée par Gattegno et développée par le lycée Jean Perrin. Cet engin permet de couper un seul câble a la fois. Pour y arriver, la machine utilise des électrodes qui vont le faire chauffer pour ensuite être découpé facilement a l’aide d’un système comparable à une cisaille.

Il y a 10 ans, l’entreprise ne faisait ses tressages qu’à la main. Mais depuis l’arrivée des machines, elle s’est modernisée. Aujourd’hui le tressage à la main est encore utilisé pour des cas plus spéciaux. S’il y a trop de commandes ou si les machines tombent en panne, une partie sera faite à la main. Il existe différents types de mandrin, c’est à dire des modèles, pour pouvoir faire les tressages. Le mandrin est une tige cloutée en bois .


Pour finir les chaussettes de ce type, une presse écrase un plomb qui permet de fermer la boucle.

Dans le tressage à la machine de certains tire-câbles d’assez grande dimension, la finition se fait à la main avec une ligature grâce à un fil de fer qui entoure le tire câble terminé par une boucle renforcée.

Au sein de l’atelier, des chaussettes de très grande dimension sont enfin fabriquées. Ces chaussettes dites "offshore" sont utilisées sur les plateformes pétrolières en mer et ne servent qu’une fois . Elles sont confectionnées sur un cylindre en métal de plusieurs mètres suspendu au plafond et dont le tressage se fait à partir de câbles de gros diamètre tendus par des poids.Ce tressage, très physique, se fait manuellement. A l’avenir l’entreprise souhaiterait automatiser le système en collaboration avec les BTS de notre lycée.

Gattegno prévoit de remettre aux normes tous leurs locaux afin d’assurer la sécurité des employés et de leur offrir un certain confort au sein de l’entreprise. L’entreprise voudrait aussi automatiser l’ensemble des étapes servant à créer les chaussettes.

La classe et l’équipe pédagogique tiennent à remercier Rémi Godet et Joël Lupette pour leur accueil et les nombreuses explications qu’ils ont fournies.

Auteurs :

Alexandre Amelio Aurélien Baudry Corentin Boulle Thomas Boyer Valentin Briet Lucas Brochard Alexandre Brot Vincent Charton-Leguay Marvyn Cossiaux-Rogier Alexis Creantor Ylies Czarnecki Grégory Duglueux Anthony Ferreira Julien Gerin Redouane Kandoussi Maxime Lambert-Galandon Jeanardane Pandourangane Mathis Plamont Nathan Prevet Sebastien Ribeiro